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Conte à télécharger: Les tambours de la joie


 


 

• Je vous le demande...


Je vous le demande. TEXTE À ENRICHIR PAR VOS SOINS (merci Dominique , Chantal, Annick, Lise)

Et pourquoi ça ne se ferait pas ?
Pourquoi pas respirer plus large que soi-même ?
Pourquoi pas rire du temps, du vent, du printemps ?
Pourquoi pas mettre le nez sur la boue fraîche ?
Pourquoi pas trembler du menton sans se retenir ?
Pourquoi pas parler en rimes ?
Pourquoi pas rire de pleurer ?
Pourquoi pas tes rires et tes larmes dans ma nuque ?
Pourquoi pas dehors quand il pleut ?
Pourquoi pas la verdure mouillée au beau milieu d’un horizon ?
Pourquoi pas donner son cœur aux étoiles, même le jour, même en pleins nuages ?
Pourquoi pas dire oui aux idées folles des petits ?
Pourquoi pas cesser d’avoir peur des humains ?
Pourquoi pas l’histoire du soir, même à dix ans, même à vingt ans, même à trente ans ?
Pourquoi pas dire les vrais mots ?
Pourquoi pas pieds nus sur le bitume chaud ?
Pourquoi pas écouter le vent la pluie et le petit bruit de la boue qui gicle entre les orteils ?
Pourquoi pas trouver des bras pour pleurer en paix ?
Pourquoi pas parler de la mort ?
Pourquoi pas se jeter dans les yeux bleus ?
Pourquoi pas dire les mots qui font venir les larmes ?
Pourquoi pas cajoler mon âme d’enfant, son âme d’enfant, notre âme d’enfant ?
Pourquoi pas être un peu fou ?
Pourquoi pas allumer des bougies en plein jour et laisser les enfants les souffler ?
Pourquoi pas parler seul et se promener nu chez soi ?
Pourquoi pas croire à ses rêves ?
Pourquoi pas grimper au fil invisible pour aller voir tout ça de haut ?
Pourquoi pas sourire jusqu’aux yeux, jusqu’au front, jusqu’aux cheveux ?
Pourquoi pas rythmer la vie de rituels magiques ?
Pourquoi pas donner une couleur à l’amour ?
Pourquoi pas dénicher l’objet subtil qu’on croyait anodin ?
Pourquoi pas jouer au chat ?
Pourquoi pas apprivoiser l’incontournable ?
Pourquoi pas une farandole hétéroclite ?
Pourquoi pas hiberner ?
Pourquoi pas oser de nouveaux prénoms pour les nouveaux enfants ?
Pourquoi pas y croire ?
Pourquoi pas un petit nom pour les objets serviables ?
Pourquoi pas pour les autres aussi ?
Pourquoi pas toi et moi, là-bas, sur la colline chauve ?
Pourquoi pas ralentir sur les mots émus ?
Pourquoi pas des gribouillages, des bricolages, des tripotages pendant les leçons ?
Pourquoi pas s’attaquer d’abord aux ronces ?
Pourquoi pas disséquer nos principes les plus farouches ?
Pourquoi pas une liste immense ?
Pourquoi pas jouer avec les enfants ?
Pourquoi pas laisser le rêve de la nuit nous bercer la journée ?
Pourquoi pas collectionner les grands moments sous plein de formes différentes?
Pourquoi pas dire qu’on a peur quand on a peur ?
Pourquoi pas un grand massage d’amour ?
Pourquoi pas se servir des mains pour fabriquer du rêve ?
Pourquoi pas se taire ?
Pourquoi pas écouter la vieille larme qui brille au fond des paroles qui font les dures?
Pourquoi pas laisser la bride au cou de nos inspirations subites ?
Pourquoi pas un ballet silencieux, de mains de pieds, de bouches et d’yeux ?
Pourquoi pas toucher la vie derrière les paupières closes ?
Pourquoi pas suivre ses pieds quand ils marchent seuls ?
Pourquoi pas patauger dans la patouille ?
Pourquoi pas un tout doux câlin berceur même pour les bobos pas très graves ?
Pourquoi pas garder le solennel petit caillou cadeau ?
Pourquoi pas cueillir les fruits de l’arbre à possibles ?
Pourquoi pas demander la lune ?
Pourquoi pas élargir l’horizon ?
Pourquoi pas essayer d’imaginer comment c’est pour le méchant, le vilain pas beau, l’autre?
Pourquoi pas faire tout ça ensemble, nous tous, tout plein ?
Pourquoi pas oser être ?
Pourquoi pas suivre l’élan et donner la main à la partie qui flippe ?
Pourquoi pas laisser les rails et prendre un chemin sauvage et attirant ?
Pourquoi pas se taire, et sentir ?
Pourquoi pas respirer par les orteils, ou par les oreilles, ou par les dents ?
et pourquoi pas prendre la poudre d'escampette?
et pourquoi pas écouter le concert des oiseaux après la pluie?
et pourquoi pas humer la senteur de l'herbe fraîchement mouillée?
et pourquoi pas remplacer le soleil absent par un bonheur présent?
et pourquoi pas rire tous les rires de son corps?

Pourquoi pas donner une forme à l'invisible?
Pourquoi pas une petite ronde en moi-même, ce soir?
Pourquoi pas tenter l'aventure avec les yeux?
Pourquoi pas l'odeur du café quand je dors encore?
Pourquoi pas guetter les yeux du monde au milieu de la rivière?
Pourquoi pas taquiner sa chance?
Pourquoi pas cesser de se poser des questions?
Pourquoi pas le décider et le faire, pour voir?
Pourquoi pas continuer d'avancer sans se retourner, sans douter, sans vouloir?
Pourquoi pas renoncer à connaître le fin mot de l'histoire?
Pourquoi pas courir aveuglément dans le mystère?
Pourquoi pas un toit avec des "et" au lieu de "ou": là où toi et moi se complètent, c'est plus chaud que toi ou moi !
Pourquoi pas vivre le moment présent?
Pourquoi pas écouter le silence?
Pourquoi pas s'ouvrir à l'espace?

Pourquoi pas goûter à tout?
Pourquoi pas se rouler dans l'herbe de cette prairie?
Pourquoi pas chanter n'importe quoi à tue-tête?
Pourquoi pas écouter le silence entre mes deux oreilles?
Pourquoi pas une salade de feuilles sauvages?
Pourquoi pas remonter la rivière pieds nus?
Pourquoi pas aller sous la cascade tout habillé?
Pourquoi pas lâcher prise?
Pourquoi pas danser toute seule sur cette musique?
Pourquoi pas danser et rire sous la pluie?



Hein? Je vous le demande...

ENVOYEZ-MOI LA SUITE!


• Extrait du recueil de contes



La reine envoya Bouldor chercher des docteurs dans tout le pays.  Il revint avec dix médecins réputés, qu'on fit entrer dans la chambre du prince. Ils s'approchèrent de lui, l'examinèrent, le palpèrent, et d'une seule voix, s'exclamèrent:
-Oh, mon dieu!
La reine se liquéfia.
-C'est grave, docteurs?

-C'est gravissime, dit le premier.
-Un cas unique, dit le deuxième.
-On n'a jamais vu pareille chose, dit le troisième.
-Cet homme n'a jamais pleuré, n'est-ce pas? dit le quatrième.
-Il a le cœur gros, dit le cinquième.
-Un cœur énorme, dit le sixième.
-Démesuré, dit le septième.
-Il doit pleurer, dit le huitième.
-C'est le seul remède, dit le neuvième.
-Sinon, son cœur va éclater, dit le dixième.
-Qu'on les jette par la fenêtre! Hurla Fernand, en lâchant son oreiller. Jamais personne ne me verra verser une larme, vous m'entendez? Qu'on les jette immédiatement par la fenêtre!
Bouldor jeta les docteurs par la fenêtre, Fernand reprit son oreiller dans sa bouche, la reine se mit à pleurer.
-Ecoute-moi, Fernand, j'ai toujours voulu que tu sois fort et grand, mais en fait, je voudrais d'abord que tu sois vivant, mon fils, peu importe que tu sois prince ou roi, tu es mon fils, je ne veux pas te voir souffrir, et mourir. Pleure un peu, lâche cet oreiller, s'il te plaît.
-C'est hors de question. Je ne pleurerai pas. Je suis Fernand le grand, et je dois endurer les pires souffrances pour être digne de succéder à mon père.



• Odile et Julius (Nouvelle)



         Odile et Julius.

« Quand tu trouveras cette lettre, j’aurai déjà disparu.

Je me suis perdu. Oui, ma belle, je me suis perdu, profitant d’une légère faille dans ton attention, d’une absence à peine prononcée de tes yeux d’or.

Si tout s’est passé comme je l’ai prévu, à l’heure où ton regard apeuré dévore cette lettre, je devrais être en train de marcher sur un chemin humide et odorant, d’un pas balancé et souple, porté par ma musique intérieure. Et là, je t’imagine sans doute, et je te souris. Du plus profond de moi, mon amour, je te souris et mon sourire glisse sur la peau de ta joue. »

 

Odile plie consciencieusement la lettre, la déchire, tendrement, le regard perdu dans le vent qui secoue la cime des pins. Machinalement, elle porte, un à un, les petits bouts de papier à sa bouche, les mâche, et les larmes commencent à descendre sur ses joues.


Odile et Julius.

Depuis dix ans, ces deux prénoms n’allaient pas l’un sans l’autre.

Odile et Julius.

Si quelqu’un venait à dire « Odile », immanquablement le « et Julius » arrivait par une autre bouche, possédée par l’harmonie sonore du nom.

Odile et Julius, c’étaient, bien sûr, Odile et Julius, mais c’était aussi leur maison, le chemin qui menait à leur maison, c’étaient les arbres qui bordaient le chemin, c’était le vent qui fouettait les arbres…

 

Et maintenant, Odile est accoudée à la table de bois. Julius… Est-il enfoui, fondu dans les boulettes de papier mâché ? Est-il niché entre les planches de la table ? Est-il dispersé dans le vent ? Est-il ici, coulé dans les cheveux d’Odile ? Ou bien est-il très loin, invisible, poussière parmi les étoiles ?

Odile est seule à une table, au fond du café bondé. On s’efforce de faire planer les complicités, les échanges, les codes habituels. Mais on rit deux fois plus fort, on boit, on bouge plus qu’à l’accoutumée. Et chaque parole, chaque rire résonne dans l’immense vide, tout au fond de la salle ; le vide des yeux d’Odile, braqués sur l’absence.

Chacun a la poitrine qui se gonfle de ce souffle trop lourd, trop écoeurant pour être ignoré.

Tout à coup, dehors, le vent fait hurler les cimes. Alors, on se souvient de ce qui est là et qui geint. Odile avec son regard qui se creuse en néant.

C’est là que lentement, dans une vague qui nous soulève le cœur, le silence vient s’installer parmi nous, tel un hôte oublié qui s’impose. Peu à peu, on perd sa pudeur froide devant la douleur. On s’approche d’elle à petits pas. Des murmures douillets jaillissent de tous les coins de la pièce. Les questions rebondissent, de l’un à l’autre, jusqu’à la table à moitié vide.

 

« Mais non, on ne s’est pas disputé ! Non, il n’était pas dépressif ! ni psychotique ! ni schizo… rien !

Non, ne vous taisez pas … posez-moi encore des questions. Demandez-moi comment étaient ses yeux. Demandez-moi comment il prenait son verre avec sa grande main douce. Demandez-moi comment il marchait quand il rentrait de ses grandes balades nocturnes…

Ses yeux étaient bleus. Et ces derniers temps, si clairs, presque transparents. Parfois, quand je les regardais trop longtemps, il me prenait un drôle de vertige. Ils m’attiraient dans leur grand vide. Alors, en voyant mon air captivé, Julius se mettait à rire, et ses yeux reprenaient de la densité, de l’opacité.

Sa main happait le verre. Elle s’enroulait doucement autour de lui, et il venait tout seul se lover dans le creux de sa paume. Le verre était reposé sans le moindre bruit, sur un coussinet d’air chaud.

Moi, je dormais. Mais dans mon rêve, j’entendais crisser le gravier. D’abord vite, puis très lentement, et enfin le silence. J’imaginais Julius devant la porte. Il avait la tête renversée en arrière, je le savais. Il regardait les étoiles. Et ce silence, ces derniers temps, durait, s’alourdissait… Et le gravier se remettait à crisser, puis le plancher à grincer, et le lit se creusait d’un gros poids qui me précipitait contre la peau toute chaude de Julius.

 

On pense. Il y en a une, c’est Colette, qui balance des yeux compatissants entre les volants de son tablier et les mains d’Odile. Elle se mord la lèvre. Elle est sûre que Julius a regardé une femme, au bord de la rivière. Oui, c’est cela, certainement, il a regardé une femme qui sortait des ondes son éclatante blancheur. Chaque jour, à la même heure,  il est revenu la voir. Il était fasciné par cette petite lune . il pensait à elle, souvent. Dans sa tête, elle était devenue une lune  pleine et charnue, et elle tournait jusqu’à le soûler. Il ne pouvait plus résister. Elle l’appelait, à grands coups de rayons lumineux, et lui, il descendait la voir, et chaque fois, il était ébloui par la blancheur de sa peau. La dernière fois qu’il y est allé, cette maudite fée l’a attiré dans les profondeurs.

 

 

Rudolf croise les mains sur sa poitrine. Il fixe le vide, en face d’Odile. Il pense que Julius caressait les arbres, et qu’il leur parlait. Ses mains sentaient les moindres frémissements de l’écorce, et lui, Julius, il comprenait. Alors il répondait, d’une petite pression des doigts, et il sentait toute la chaleur de l’arbre qui entrait en lui. Le rouge de la sève coulait dans ses veines, le faisait danser et chanter, il se secouait comme une jeune pousse possédée…

Un jour, l’écorce d’un gros hêtre s’est fendue sous la caresse de l’homme, qui a pénétré dans l’arbre, et qui n’en sortira jamais.

 

 

Ange ferme les yeux, soupire. Julius, le soir, ne se contentait pas de regarder les étoiles. Il les aimait tant qu’il ne pouvait pas s’en détacher. Dans leur langue, il les implorait de l’accepter parmi elles. Ça faisait un long chant très fin qui montait, chaque jour un peu plus haut, comme une colonne de fumée. Julius s’enroulait dedans, le humait jusqu’au fou rire. Il tiraillait son corps vers le ciel, aspirait son chant par sa tête et finissait par quitter la terre, chaque jour un peu plus haut. Maintenant il est sûrement trop loin pour qu’on puisse le voir encore.

 

 

Odile dégringole jusqu’à la rivière. Le regard luisant d’un grand cygne glisse au-dessus de l’eau comme un oiseau qui danse. Ce regard est presque transparent, il fait  tourner le ciel ; les arbres, les sons. C’est la nausée qui tournoie, Odile la fuit, elle se sauve au bois, jusqu’au hêtre. Il est vieux et tout fendu. Dans son écorce, des bourrelets secs miment une silhouette en extase. « Laisse-moi entrer ! » Mais sous l’étreinte de la femme le tronc poussiéreux de soleil s’effrite. La terre est hostile sous les pas piteux d’Odile. Arrivée devant la porte, la voilà qui tombe à genoux sur le gravier, et qui regarde la nuit, la nuit sans étoile, sauf quatre ou cinq, qui bercent un sourire.

 

 

Odile se regarde.

« Julius a donné ses yeux à la rivière. Il a donné son corps au hêtre. Il a donné son cœur aux étoiles. Et à moi, que m’a-t-il donné, à moi ? »

Dans le miroir, il y a un visage aux yeux vifs, et pleins d’amour. De dedans son cœur, Odile sent monter un rire, elle le laisse parcourir tout son corps, monter jusqu’à ses lèvres, pétiller tout contre ses dents :

« sous mon écorce fatiguée

De vieux hêtre

Il y a l’eau transparente

Qui court, aveugle,

Et l’eau d’écume et de goutelettes

M’éclabousse la tête

De mille étoiles

Je suis la rivière

Je suis l’arbre

Je suis le ciel

La rivière, le cygne,

L’arbre, l’écorce,

Le ciel et les étoiles

Sous ma peau il y a

Un homme qui danse

Dans mon sang il y a

Un homme qui pleure

dans mon cœur il y a

un homme qui rit

je suis la rivière

je suis l’arbre

je suis le ciel

la rivière, le cygne

l’arbre, l’écorce,

le ciel et les étoiles

la fumée de son chant

le berce en mes yeux

le vent de son feuillage

me fouette le visage

le bleu de ses larmes

s’est coulé en miroir »

 

Et dans ses veines, elle sent le pas balancé et souple de Julius, qui la berce de sa musique intérieure.

Demain, quand elle viendra s’asseoir dans le café bondé, quand nous lui dirons « bonjour Odile »…

« et Julius ! » coulera de sa bouche.

 




• Dans la vie, l'amour



         Dans la vie, l’amour.

Tes cheveux se dérouleront en lourdes boucles, jamais je n’aurai l’espérance de les toucher.

Ton regard croisera le mien, j’y verrai des bateaux.


Toujours il y aura des jours comme celui-là, si prompts à passer, si vite oubliés.

Et pourtant, toujours tes cheveux se dérouleront en lourdes boucles, et toujours ton regard croisera le mien, et toujours j’y verrai des bateaux.

D’autres jours, d’autres regards, d’autres fois, c’ est la vie qui viendra comme une foule extasiée qui sort d’un cinéma, gonflée d’émotions, inspirée à bloc.

D’autres fois encore, il y aura des silences, le vide envahira tout, le blanc carré des hôpitaux coulera partout et nous aurons peur de la vie.

Mais enfin toujours j’aurai au fond de mon cœur le rythme de ton sang à toi, toujours je saurai que l’amour existe là quelque part.




• Homme, je t'aime



D’homme à hommes

Homme, je t’aime.

Homme que l’on dit saint, je t’aime.

Tu es homme comme je le suis et le bleu de ton âme est fait du même bleu que le bleu de mon âme, frère que l’on dit saint.


Homme que l’on dit criminel, je t’aime.

Tu es homme comme je le suis et des blessures de ton âme naissent tes heurts comme des blessures de la mienne naissent les miens, frère que l’on dit criminel.

 

Homme que l’on dit fou, je t’aime.

Tu es homme comme je le suis et la transe où tu retires ton âme est un havre pour toutes les âmes, frère que l’on dit fou.

 

Je suis Homme, l’on me dit saint, l’on me dit criminel, l’on me dit fou, l’on m’accuse de tous les maux, l’on me félicite pour tous mes exploits, l’on me loue et l’on me blâme, mais le soir, quand tombent mes habits à mes pieds, quand mon cœur oublie les louanges et les blâmes, je ne suis qu’homme et amour pour tous les autres hommes.